| Auteur : carole, le 29-04-2008 |
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Sous ce titre obscur se cache un lien vers un article de Libé non moins clair... Publié dans "Rebonds" courant avril (le lien vers l'article ou ici en pdf ), Pascal Charvet y expose sa réplique à la théorie selon laquelle les mathématiques seraient une "science dure" trop violente pour les femmes. Aaaah... Les femmes ! Tant qu'il s'agit de faire la cuisine, de peser de la farine et battre des oeufs, ça ne pose pas de problème... nest-ce pas ? La société a tellement bien évolué que faire une bombe, ma foi, cela ne parait même plus inimaginable. Après tout, le laboratoire de chimie n'est qu'une sorte d'extension de la cuisine !... Et les revendications du MLF semblent ringardes... Semblent...
Mais l'on apperçoit que cet helléniste distingué est membre d'une "Commission ministérielle de réflexion sur l’image des femmes dans les médias" : diantre !... C'est donc que cette affaire là est sérieuse pour qu'on lui attribue de l'argent public. Alors, oui, maître Charvet (je dis "maître" parce qu'il fut mon professeur, et qu'en lui rendant hommage je compte bien récupérer une miette des honeurs que je lui rends...), merci de prendre la défense et des femmes et des moules !
Ce type, là, contre qui vous bataillez ferme à coups de citations latine ("non licet virginibus adire Mathematicam"), d'expressions barbares ("hormoneuronale essence"), et de phrases longues comme des spaghetti, a le grand tort de s'essayer à être intelligent avec une idée bête comme ses pieds. Les femmes seraient douces, la violence des vérités mathématiques trop dures pour elles,... Et pis quoi encore ? Autant dire que la moule est molle !... Et oublier la coquille qui pourrait bien en émasculer plus d'un. La différence, contrairement à ce que l'on pourrait penser, rassure. Le blanc d'un côté, ... les noirs de l'autre ! Chacun dans son camp, les vaches sont bien gardées et le cul de la crémière aussi.... Mais le mélange, le métissage, l'indéfinissable, le trouble, l'entre chien et loup...
L'humain, comme la moule à son niveau, est complexe, multiple, pervers et beau. Il faut peut-être du temps pour le comprendre et l'accepter. Mais si les intellectuels prennent ce temps pour en revenir aux jugements à "l'emporte-pièce", alors il y a de quoi se fendre d'un rebond. Merci Monsieur Charvet (pour cela et pour le reste).
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