| Auteur : joséphine, le 04-03-2009 |
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Tout le monde vous bassine avec la Crise et vous ne voulez pas lire un article de plus traitant de cette période morose dans votre site favori qui s'est toujours fait fort de porter haut les couleurs radieuses et enthousiastes de la moule-attitude !... Comme je vous comprends...
 Lexomil et Bushmills sont dans un bateau, la Moule tombe à l'eau...
Néanmoins, il faut savoir faire face à ce douloureux problème (comme dirait Ménie Grégoire) qu'est la déprime, problème trop souvent pris à la légère et qui touche les moules comme les autres !...
Eh non, les moules ne sont pas exemptes de ce mal chronique qu'est la crise de déprime. Malgré leur caractère joyeux et débonnaire, il peut arriver que les moule se recroquevillent dans leur coquille.
Soyons honnêtes, il n'est pas dans la nature de la moule de broyer du noir. Toutefois, comme tout être vivant sur cette bonne vieille planète qui n'en peut plus, la moule est à la merci des virus et autres marées pétrolifères. Et là, c'est le drame...
Le virus Fallotus Bivalvus Mytiloïdal est le plus couramment observé : son effet dévastateur se concentre sur les ligaments de la moule. Il ronge les liens qui tiennent la moule à son rocher, et cette dernière se laisse emporter par le courant, impuissante, perdue, affolée. La plupart du temps, les moules atteintes de ce virus ne s'en sortent pas. Elles finissent par s'échouer sur un rivage lointain, coquille béante, leur chair offerte à la première mouette qui passe (ravie de ce festin exotique car le Fallotus donne un petit goût de céleri rave à la moule, goût généralement exclu de l'alimentation classique des mouettes). De l'avis des experts Manne et Attane, il est probable que la moule attaquée par ce virus réagisse par la sécrétion d'une endorphine particulièrement puissante lui faisant perdre la raison et la plongeant dans un état de folle euphorie. En conséquence de quoi, elle se marre à coquille déployée et perd tout sens commun, s'éloignant sans regret de ses eaux familières.
Il arrive cependant que certaines moules en réchappent : refermant leur coquille, dans un acte désespéré d'isolement face au tsunami qu'elles subissent, celle-ci peuvent se retrouver, certes loin de leur territoire d'origine, mais en vie. Long et pénible sera le retour vers leur banc !
Plus classique et saisonnier, la marée noire dépressive est un phénomène bien connu des amis de moules. Cette vague de déprime survient par temps couvert et froid, lorsque la moule n'a d'autre horizon que le fond de l'eau blême et triste. Ce phénomène peut se trouver amplifié par l'ambiance générale dans laquelle baigne la moule: radio, télé, journaux, relations... Quand tout ce qui vous entoure résonne d'angoisses et de peurs, il est vain de lutter, autant fermer sa coquille à double-tour et attendre que ça passe !... La moule ne se caractérise guère par son aptitude à lutter contre les éléments extérieurs. Sa meilleure défense n'est jamais l'attaque, mais plutôt le repli sur soi passif. Quand on est une moule, on ne se refait pas !
Aussi, si vous tombez sur une moule béante, laissez tomber : rien à faire, c'est clair !
Mais, par contre, si vous tombez sur une moule fermée, soyez patients : elle traverse un moment difficile, rien ne sert de la brusquer, laissez-la se remettre sur pied à son rythme, et peut-être qu'au printemps elle s'ouvrira tranquillement pour profiter des premiers rayons du soleil afin de se réchauffer le coeur...
 Invitez une moule qui s'ignore à visiter la Moulacademy! |
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