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Tout sur la moule ! Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Administrator   
15-07-2007

La Moule (et non pas le moule !) 

une moule n'est pas un moule
une moule n'est pas un moule

Mollusque bivalve de la famille des mytilidés, la moule, le plus souvent de couleur jaune, s'abrite sous une coquille noire teintée de bleu, longue de 5 à 10 cm.
70 espèces différentes de moules sont dénombrées dans le monde, plus ou moins longues, bombées ou charnues selon leur provenance. Plus petite et tendre que celle de Méditerranée (Mytilus galloprovincialis), la moule commune (Mytilus edulis) se concentre sur du littoral Atlantique jusqu'à la Manche et la mer du Nord. Quant au moules sauvages, dites moules de banches, elles sont plus petites que celles d'élevage, mais très goûteuses.

Les moules sont des organismes normalement très résistants, solidement fixés et bien protégés par leur coquille. Hormis l'huîtrier pie et l'homme, rares sont les prédateurs qui peuvent les consommer facilement.
Elles sont cependant vulnérables à certains microbes et parasites ou aux toxiques qu'elles concentrent en les filtrant. Ce qui les rend très concernées vis à vis de l'écologie (voir l'article de Coco-la-moule-verte )

Si sa larve planctonique est mobile, la moule adulte est un animal fixé à son support (transat, canapé, matelas, etc.), et donc ne se déplace presque pas. Elle peut certes se mouvoir, mais alors très lentement, grâce à son pied (et quel pied !). Ce pied va sécréter un liquide (le byssus), une sorte de colle biologique qui se polymérise rapidement avec l'eau, formant des filaments très résistants pour la relier au support sur lequel elle vit.
Las ! Puisque les moules sont incapables de se déplacer, elle ne peuvent s'accoupler facilement. Pour la reproduction, elles dépendent donc des courants marins. Ainsi, c'est lorsque deux moules se retrouvent l'une à côté de l'autre qu'elles peuvent alors se reproduire.

    
Valeurs nutritionnellespour 100 g de moule :
Protides    20 g
Glucides    3 g
Lipides    3 g
Calories    119 kcal
Avec 119 kcal/100 g, la moule équivaut à la pomme de terre ou aux petits pois en terme d'apport nutritionnel. Ni diététique, ni très calorique, la moule est en revanche une source prolifique en calcium et en fer. Sa richesse en iode favorise la croissance, ainsi que le développement du métabolisme et du système nerveux.

Conservation
Comme tous les fruits de mer, les moules possèdent une durée de conservation limitée. Fraîches, elles se conservent environ 3 jours, recouvertes d'un linge humidifié. Décortiquées et cuisinées, au-delà de 48 heures après la cuisson vous prenez des risques !

Dégustation    
La moule se consomme tout au long de l'année. Les nombreux sites d'exploitation mytilicoles dispersés dans le monde offrent une production continue à tous les amateurs.
Avant de les préparer, il est important de veiller à éliminer toutes les moules entrouvertes.Moule qui baille, mauvais pour les entrailles !
Pour cuire les moules, il suffit de les placer dans une sauteuse ou une cocotte à couvert sur feu doux, après les avoir mouillées au vin blanc. Attention à bien surveiller la cuisson, car les moules ont vite fait de sécher, et deviennent alors caoutchouteuses. Les moules sont prêtes dès qu'elles commencent à s'ouvrir.
En attendant de les servir ou de les utiliser pour une recette, il est recommandé, juste après la cuisson, de conserver les moules dans leur jus pour empêcher qu'elles ne se déshydratent.
    
Histoire
Si la culture de la moule existait déjà du temps des Romains, la mytiliculture ne fût réellement lancée qu'au XIIIème siècle, par l'Irlandais Patrick Walton. De passage en France, et plus précisément dans la baie de l'Aiguillon, il s'aperçut que les piquets, utilisés pour tendre les filets destinés à attraper des oiseaux, croulaient sous le poids de moules venues instinctivement s'y accrocher. Conscient de sa découverte, il décida très vite de développer le procédé et de domestiquer la moule.

Culture
Les parcs à moules, les bouchots, s'étendent sur des dizaines de mètres de pieux en chêne de 4 à 6 mètres de haut, dressés dans le sable de l'estuaire en vue d'accueillir les mollusques. De mai à juin, les naissains, larves de moules, sont recueillies par les mytiliculteurs grâce à des cordes tendues entre les piquets de bois. Ces longues cordes sont ensuite enroulées en spirales pour former les pélisses, de longs manchons qui seront couverts de jeunes moules 4 mois plus tard.
Ces jeunes moules sont ensuite placées sur les bouchots afin de poursuivre leur croissance au gré des vagues. Grâce au byssus, le filament que l'on retrouve sur sa coquille, la moule s'accroche aux rochers comme aux piquets des bouchots.Si les conditions climatiques le permettent, les premières moules pourront être récoltées dès le début de l'été l'année suivante, 2 ans plus tard si l'élevage s'effectue dans les eaux froide du nord de l'Europe.
Il existe également d'autres techniques d'élevage en fonction des zones géographiques. Dans certaines régions où les bouchots n'ont pu être installés, des cultivateurs ont développé un élevage à plat. Certains vont même jusqu'à produire les moules en pleine mer sur des installations équipées de flotteurs, qui offrent une production globalement plus saine car moins exposée de la pollution du littoral.

 

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Moule aléatoire
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